HEBROPHOBIE – « Nous les aiderons, du plus que nous pourrons »

Article de : Eliahou *** Publication originale : Planète J *** Titre original : “« Nous les aiderons, du plus que nous pourrons » ” *** Langue de l’article d’origine : Français *** Rédaction de l’article : 26 janvier 2012  *** Date de publication de l’article d’origine : jeudi 26 janvier 2012 *** Relais : - *** Traducteur : Aucun *** Version : Complète et non éditée *** Adaptation : Aucune *** Date de publication de l’article modifié : Aucune ***

La négation de la légitimité de l’Etat juif, la négation de la légitimité du retour des Juifs sur leur terre ancestrale, la révision de l’Histoire pour faire du peuple hébreu un peuple colonisateur, usurpant, expropriant, discriminant, l’ingérence dans la politique et la société israéliennes, les pressions, les chantages, les humiliations, la fabrication d’un monstre de barbarie, la transformation du bourreau en victime et de la victime en bourreau, l’usage d’un vocable digne de la novlangue orwellienne de 1984 appelant les terroristes « militants », parlant de victimes en évoquant leurs blessés ou leurs morts et passant sous silence les blessés ou les morts juifs ou, si cela est impossible, les décrire comme des personnes abjectes (colons, extrémistes, fanatiques, etc), tous les comportements des nations vis-à-vis d’Israël ont une double conséquence : l’isolation d’Israël (le peuple, comme l’Etat), le discrédit, le renforcement de la haine génocidaire et de la violence contre les Juifs. Si les nations voulaient terminer ce que Hitler n’avait pas fini, elles ne s’en prendraient pas autrement.

Seulement, bien sûr, les temps ont changé et la morale et l’Histoire des peuples condamnent les exterminations de masse que chérissait Adolf Hitler et son sinistre régime. Il faut donc agir monstrueusement tout en semblant agir dans le sens de valeurs progressistes. Il faut condamner la victime tout en prétendant le faire pour le bien du monde entier (c’est aussi ce que prétendait la propagande nazie), finalement condamner Hitler pour mieux finir son travail, condamner le monstre pour mieux poursuivre sa tâche, c’est exactement ce que font les nations.

En 40 comme aujourd’hui, le Juif est l’ennemi. Le Juif est celui qui est mauvais à la base, celui qu’il convient (au mieux) de rééduquer tel un Noir dans la plus pure tradition du colonialisme blanc, quand ce n’est pas l’assassinat pur et simple par ces fantômes blancs à la croix de feu, tel une femme dans la tradition la plus misogyne, quand ce n’est pas son meurtre par immolation ou par coups de couteau, lapidation, chez les plus tarés des XY, tel un homosexuel que l’on doit redresser et apprendre à être « normal » (… « normal » selon les critères de l’imbécilité crasse de certains fanatiques prétendument évolués) ou tuer (selon les rêves d’autres intégristes), rééduquer tel un enfant irresponsable et dangereux, ou encore dresser tel un animal.

Les Juifs, c’est pareil : il faut, aux dires de certains, les rééduquer, les assassiner, les nier, les détruire, les anéantir… Car enfin, ils doivent payer le fait d’être Juifs !

Et si les nations avaient accepté l’idée de la création de l’Etat d’Israël pour en finir avec les Juifs dans le monde entier ?

Et si les nations s’étaient dit « Leur pays attirera tous les Juifs du monde et au milieu de pays arabo-musulmans, ils n’auront pas l’ombre d’une chance… »

Seulement voilà, tous les Juifs ne sont pas encore partis vivre en Israël (même si c’est en voie) et ce petit Etat a su exister et se défendre brillamment, contre toute attente, repousser cinq armées arabes régulières par deux fois et surmonter tous les obstacles mis sur sa route.

Aujourd’hui, l’Iran est sur le point de se doter de l’arme atomique et menace de rayer Israël de la carte, pourtant les nations semblent hésiter à intervenir, préférant privilégier la voie de sanctions qui n’ont aucun effet sur la république des mollahs, aucun autre effet que de leur permettre de gagner du temps et d’avancer dans leur programme nucléaire.

Surprenant ?

Non.

Pas du tout.

Les nations n’ont-elles pas accepté de déjudaïser Israël ? N’ont-elles pas accepté de « judaïser » les Arabes ? Les nations n’ont-elles pas refusé de reconnaître la tête du peuple hébreu, Jérusalem (le mot « capitale » ayant pour racine « capit », la tête, comme dans le verbe « décapiter ») et qu’advient-il d’une personne que l’on décapite ? N’ont-elles pas accepté le mensonge palestinien contre toutes preuves de son imposture ? N’ont-elles pas contesté la judéité de Bethléem (trahissant leur Jésus, oubliant que Bethlehem est un nom hébraïque (Beit Le’hem = la maison du pain, en hébreu, que peut bien signifier Bethlehem en arabe ?), contestant le caractère juif du tombeau de Ra’hel (Rachel) , du tombeau de Yossef (Josef), du tombeau des patriarches (et des matriarches) la ma’arat hamakhpella, de la Judée Samarie en perpétuant le nom au mieux par « West bank » et au pire par « Cisjordanie » ? Evoquant volontiers « Jérusalem Est », ne reconnaissant pas la capitale de l’Etat juif, moquant d’ailleurs l’appellation même d’« Etat juif » (cf. Sarkozy), inventant le concept absurde et criminel de paix contre territoires, condamnant toute action de défense israélienne, n’intervenant jamais pour contrer la haine hébrophobe qui sévit en diaspora, fruit direct de cette guerre médiatique et politique continue menée contre l’Etat hébreu, n’a-t-elle pas assimilé le sionisme au racisme ? Ne décident-elles pas de multiplier, à la barbe d’Israël, les constructions arabes dans la zone C de la Judée-Samarie (zone israélienne d’après les accords d’Oslo) pour la rendre exclusivement arabe en vue de l’Etat de Palestine qu’elles appellent de leurs vœux ? Ne permettent-elles pas à leurs ressortissants de tenter de briser le blocus maritime sur Gaza, là pour protéger la livraison d’armes au ‘Hamas qui a juré la destruction d’Israël et qui a récemment rejoint l’OLP qui, elle-même n’a jamais renoncé à la destruction d’Israël et de laquelle fait partie l’Autorité Palestinienne dirigée par le « modéré » Ma’hmoud Abbas qui n’a jamais caché sa haine des Juifs ni dans sa thèse négationniste, ni dans sa volonté de créer un Etat judenrein, ni dans ses éloges aux terroristes et les rues portant leurs noms, ni dans les salaires qu’il verse aux terroristes pour leurs actions sanglantes contre les Juifs, ni dans les programmes tv violemment hébrophobes qu’il autorise dans ses chaînes télévisées, …  N’hébergent-elles pas des terroristes du ‘Hamas pendant 18 mois (cf. la Croix Rouge Internationale) ? N’interdissent-elles pas de construire ici ou de détruire là ? N’interdissent-elles pas les constructions à Jérusalem dit « Est » mais aussi au sud de Jérusalem, au nord de Jérusalem, à l’Ouest de Jérusalem ? Ne dressent-elles pas les drapeaux palestiniens dans leurs villes ? Ne laissent-elles pas des manifestations du ‘Hezbollah scandant « Mort aux Juifs ! » ? Ne condamnent-elles pas en chœur les soldats israéliens pour s’être défendus contre un odieux lynchage sur le Mavi Marmara ?  N’accusent-elles pas Israël de tous leurs propres crimes ? Et si les nations rêvaient tout simplement de se débarrasser des Juifs par un nouvel holocauste ? Si elles rêvaient, comme dans la série Lost, de tuer Jacob (Israël) ?

Les nations ont des aspirations meurtrières à l’encontre des Juifs mais elles sont cupides et hypocrites, et si elles ont besoin du pétrole des pays arabes, elles ont aussi besoin des technologies ultra sophistiquées israéliennes et des découvertes médicales israéliennes. Comment alors tuer sans en avoir l’air ? En se disant amies d’Israël et prétendant ne pas savoir, ne pas être au courant des positions palestiniennes, de leurs ambitions génocidaires, ne pas connaître l’Histoire des uns et des autres dans ce conflit (elles n’ont même pas l’honnêteté de leur position, trop hypocrites et lâches pour assumer pleinement leurs ambitions et positions véritables, pour se regarder dans le miroir et assumer leur profonde laideur, cette cicatrice qui traverse leur visage et les défigure, elles n’ont pas le courage de l’intégrité, de dire « Vos connaissances, on n’en veut pas parce que vous n’êtes que des youtres, des youpins, et que, plus que tout au monde, nous souhaitons, nous aussi, vous rayer de la surface de la Terre ! ».

Ce serait épouvantable, mais au moins, ce serait honnête. Elles préfèrent laisser à d’autres le soin de le dire, Hitler d’abord, ‘Hanyeh, Abbas et A’hmadinejad ensuite, tout en les excusant ou en les critiquant le plus mollement du monde) !

Pourtant, si l’on y prête attention, dans l’ombre du nez des nations a déjà poussé cette petite moustache brune qui a irrémédiablement sali l’Histoire, ou alors cette moustache était déjà bien présente, sous le nez des nations depuis longtemps, mais savamment poudrée pour mieux la dissimuler. Aujourd’hui, la poudre tombe, mais nos cendres ne l’accompagneront pas car quand nous disons “plus jamais ça” nous disons bien “plus jamais“.

JUDAÏSME – Les nouveaux défis pour les Juifs de France? (allocution du Grand Rabbin de France) suivi d’une lettre ouverte des organisations féminines de la communauté juive de France au Grand Rabbin de France

Allocution de : Gilles Bernheim  (Grand Rabbin de France) *** Publication originale : CRIF *** Titre original : “Les nouveaux défis pour les Juifs de France?” *** Langue de l’article d’origine : Français *** Date de l’allocution : le 20 novembre 2011 *** Rédaction de l’article : inconnue  *** Date de publication de l’article d’origine : 29 novembre 2011 *** Relais : Planète J *** Traducteur : Aucun *** Version : Complète et non éditée *** Adaptation : Aucune *** Date de publication de l’article modifié : Aucune *** Sources : CRIF

Allocution prononcée par le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, lors de la Convention du CRIF, dimanche 20 novembre 2011.
Quels nouveaux défis pour les Juifs de France ?

Un défi, c’est un appel à un combat singulier. Parmi les nombreux combats qui sont les miens – les nôtres – : la question des unions mixtes, dont les enfants ont peu de chance d’être élevés dans le judaïsme, mais aussi le fait que nombre de juifs sont sans aucune attache communautaire, sans aucun contact avec la Torah.

Et aussi une certaine déperdition du sens des responsabilités vis-à-vis des institutions : trop peu s’inscrivent, cotisent, participent aux assemblées ou veulent assumer des responsabilités ; effets de l’individualisme de notre temps ou attentes non satisfaites ?

Autre préoccupation et défi à relever, des maux sociaux qui sont aussi ceux de la société environnante : précarité des mariages et des situations, solitudes et pauvretés. Il y a là beaucoup à réfléchir et à travailler pour les responsables laïcs ou rabbiniques.

Et puisque nous sommes ici pour réfléchir, deux questions se posent à nous. La question des mariages mixtes, elle est diverse. Certains enfants de mère juive sont juifs, parfois sans le savoir ; il faut aider à l’assumer. Certains autres, de père juif, ne le sont pas ; il faut le leur enseigner sans les blesser, leur permettre de l’accepter, éventuellement les orienter dans la toujours longue démarche de conversion s’ils le souhaitent.

S’agissant des conjoints, les choses sont encore plus difficiles : que va faire celui ou celle qui fait retour au judaïsme du compagnon de sa vie, et que va-t-il faire de sa propre vie antérieure ?

Que fait le conjoint non juif, qui n’est pas une non personne dans cette affaire ?

Vous ne croirez pas, je pense, que c’est une échappatoire si je ne vous livre pas la solution toute faite ! Il n’y a que des cas particuliers, du travail, de l’écoute, de la parole.

Deuxième question : il n’y aura pas de frein à l’assimilation, sans respect réel de la femme juive. Comment ne pas être heurté par le fait que, trop souvent, dans nos synagogues, le respect de la séparation entre les sexes pendant la prière selon la Halakha se traduise par un inutile confinement des femmes dans des locaux trop exigus, où elles voient mal, entendent mal, alors que dans le même temps elles sont de plus en plus nombreuses à vouloir vivre leur vie religieuse de manière active, responsable, instruite, dans la compréhension et l’approfondissement de leurs valeurs et de leur foi, dans la dignité ? Seule une prise en compte de la dignité et du respect réel de la femme juive peut garantir une transmission d’un judaïsme de qualité, dans une société où plus rien ne se transmet d’une génération à l’autre comme « autrefois » par la seule injonction du : « parce que c’est comme ça et que ça a toujours été comme ça ».
Comment comprendre qu’en certains lieux soit barré aux femmes l’accès véritable au texte, à la connaissance et à l’autonomie dans l’étude de la Torah, alors qu’elles sont appelées à l’excellence dans la vie intellectuelle profane ? Seraient-elles majeures dans la vie profane, mineures dans la vie religieuse ? Je ne vous parle même pas ici de l’humiliation faite aux femmes dans les problèmes de « agounot » ?

Comment admettre que puisse leur être adressés trop souvent des propos infantilisants ou des enseignements au rabais sans qu’on craigne que ne soit ternie à leurs yeux la couronne de la Torah ?

Comment comprendre que des juifs, voire certains rabbins, peu nombreux je l’espère, puissent à ce point être obscurcis par une misogynie qui ne doit rien à la Torah ni à la Halakha, pour méconnaître à ce point la réalité intime sociale, professionnelle de la femme qui est en face d’eux, sans qu’ils aient à en rougir ?
Il importe donc que naisse une vraie parole de vie : je veux dire par là une parole non seulement vécue par celui qui l’a dite, mais encore qui porte vie à celui qui l’entend. Il faut donc que les véritables questions et inquiétudes que posent la culture, la société et la religion soient formulées dans les catégories de la modernité et dans celles de la Tradition. Pour notre part, au sein du Consistoire et pour tous les Juifs de France, par la parole, par l’action et par l’écriture, nous nous y employons chaque jour.

J’en reviens aux défis des Juifs de France. Permettez-moi dans le temps très court qui nous est imparti, Bernard-Henri Levy et moi, de citer quatre défis : celui de la laïcité, celui des religions facteurs de paix ou de guerre, celui du devoir de mémoire et celui du sionisme ; sans pour autant répéter des choses déjà dites tout au long de cette riche journée.

- Premier défi, celui de la laïcité. Pour récuser d’abord le laïcisme mou ou militant qui se revendique d’une idée simpliste, à savoir que tous les gens sont pareils et tous les gens sont comme nous, comment dessiner les voies d’une laïcité de paix, à l’opposé de ce laïcisme mou ou de combat ? Permettez-moi de mentionner une anecdote rapportée et commentée par le Professeur Claude Riveline dans son ouvrage La laïcité dépassée. Un journaliste demanda un jour à Marcel Pagnol comment il expliquait le triomphe de sa pièce Marius au Japon.

« Qu’est-ce qu’on peut comprendre là-bas des petites soucis domestiques du vieux port de Marseille ? » « Monsieur, lui a répondu Pagnol, je pense que pour être de partout, il faut d’abord être de quelque part ».

Bien loin de souhaiter que tous les hommes se ressemblent, il convient de les aider à s’installer dans leurs paysages, leurs histoires, leurs fratries, mais en leur apprenant à souhaiter le même épanouissement à ceux qui n’ont pas le même paysage ni la même histoire.
C’est aussi cela le combat pour une laïcité de paix.

Pour Claude Riveline, il y a une autre façon de le dire : au siècle des Lumières, on croyait que les hommes avaient des problèmes différents mais que les bonnes réponses, fruit de la raison universelle, étaient partout les mêmes. Les mésaventures de la raison et de la montée des revendications identitaires font apparaître une conclusion inverse : les hommes ont partout les mêmes problèmes, mais les solutions adaptées sont locales. Une laïcité de paix est une société où chacun est encouragé à trouver ses réponses et à aider les autres à trouver les leurs. A l’image de Joseph en Egypte…

Permettez-moi ici une courte parenthèse. Dans le cadre de la société française, et aussi en Europe, on parle beaucoup de la souffrance des animaux lors de l’abattage rituel (« shehita ») et des restrictions que l’on se doit d’apporter à l’abattage rituel par l’étourdissement de l’animal en vue de diminuer sa souffrance, ce qui peut conduire à terme à l’interdiction de la « shehita »

Je suis impressionné par les confusions de langage et l’usage totalement dévoyé qui est fait de la souffrance animale. La douleur animale existe – sans doute – lors de la « shehita », mais nous devons savoir en même temps que l’animal peut très peu souffrir ou ne pas souffrir du tout.
Là est le paradoxe car il n’y a peut-être pas de conscience de la souffrance chez l’animal.

D’où l’obligation de différencier l’animal de l’homme. Les animaux sont capables de s’automutiler mais ne sont pas capables de comprendre pourquoi ils ont mal, ils ne savent pas où ils ont mal, ni si ça va s’arrêter ou continuer. Contrairement à l’homme, l’animal n’a pas peut-être pas conscience de sa souffrance même si il y a douleur. Il nous appartient de ne pas galvauder l’expression souffrance animale, ni d’employer des mots à tort et à travers.
Je crois que la première fonction sociale que nous devons assigner à notre société, c’est la surveillance du langage dont l’impropriété n’est que le symptôme d’une crise culturelle ou religieuse, d’une dégradation de la société ou de la communauté, et de toute façon des valeurs.

- Deuxième défi : les religions, facteurs de paix ou de guerre ? La contribution des religions à la paix dépend d’abord de la paix entre les religions et de l’hospitalité qu’elles s’accordent les unes aux autres. C’est vrai que dans toutes les religions, l’hospitalité est sacrée. Cependant l’histoire nous enseigne qu’entre les religions les lois de l’hospitalité sont souvent abolies, et c’est alors le rejet qui est sacré. Pourquoi ce blocage? Et surtout: comment dépasser les interdits doctrinaux et les peurs invétérées, pour permettre que la force et la saveur de l’hospitalité irriguent (enfin) la pratique du dialogue entre les religions? Il faut d’abord insister sur le fait que le dialogue interreligieux est lui-même un acte religieux. Cela implique que l’expérience que nous faisons de notre propre religion nous ouvre sur un mystère dont nous n’avons pas la propriété exclusive. Même si nous sommes convaincus de toucher la vérité, nous ne l’épuisons pas. Pour exprimer cela d’une autre manière encore, je dirais que pour connaître une religion (et donc pour pouvoir en parler), il faut partager la vie de ceux qui croient en cette religion, comme nous y invite l’Amitié Judéo-Musulmane en ce jour. Or, un autre mot pour traduire ce que veut dire « partager la vie » est précisément le mot hospitalité. Cette démarche est une vertu juive fondamentale. Mais elle n’est pas une spécialité juive. Elle fait partie d’autres cultures religieuses. L’hospitalité entre les religions exige toujours l’action. D’où son importance pour le dialogue mais aussi comme modèle pour la paix entre tous les hommes. Et ça, c’est un vrai défi.

- Troisième défi : comment transmettre ce qui s’est passé à Auschwitz ? La réponse semble simple, c’est à l’enseignement de l’histoire d’assurer cette transmission. C’est ce que souhaitent survivants, associations de déportés, parents d’élèves, homme politiques. Et tous veulent que cet enseignement empêche le retour de pareille catastrophe. Alors si on veut « éduquer contre Auschwitz », l’extrême compassion pour les victimes est indispensable, incontournable. C’est vrai. Mais elle n’aide pas à comprendre et à faire comprendre comment on devient bourreau, pas plus que la bonne conscience ne prémunit contre les dérives des « hommes ordinaires ». Pour être efficace et dépasser la déploration morale, l’enseignement d’Auschwitz doit déboucher sur les questions suivantes : « Comment est-ce arrivé ? Quelles sont les circonstances politiques et historiques les plus précises qui ont rendu cela possible ? »
Disons le autrement – comme sait si bien le dire Georges Bensoussan : « si le discours sur Auschwitz reste cantonné au domaine de la morale, si le lien n’est pas fait à une réalité quotidienne qui permet d’éclairer comment des “hommes ordinaires” peuvent, le jour venu, se transformer en salauds, alors la leçon tourne à vide. Nous nous confortons dans l’idée que le “devoir de mémoire”, à l’instar des pieuses édifications, nous a rendus vertueux, quand nous savons, en réalité, que si notre cadre de vie devait un jour être bouleversé, la digue qui nous protégerait de la banalisation du mal est bien frêle. »
- Quatrième et dernier défi : qu’est-ce que le sionisme, dont nous sommes à juste titre si fiers ? C’est la seule utopie du XXe siècle qui ait réussi, la seule à avoir suscité un homme nouveau sans produire un monstre. Mais c’est aussi un humanisme qui offre à tous les peuples des raisons de croire en eux-mêmes. Le sionisme atteste, par l’exemple, qu’aucune oppression n’est irrémédiable, qu’aucun désert n’est stérile à jamais et que l’espoir est toujours justifié. Il est une région de l’esprit autant que de l’espace: idée de l’Homme et de ses droits, patiemment bâtie en Orient au moment même où, dans ces tragiques années 1930 et 40, elle s’effondrait en Occident.

Il n’est pas possible de conclure un questionnement aussi exigeant que celui qui nous a été confié par le CRIF. Le seul défi que nous puissions relever, c’est de ne pas éluder ces nombreux défis. A l’image du Patriarche Jacob, qui n’a été appelé Israël que parce qu’il a lutté avec l’ange, toute la nuit, et qu’il n’a pas cédé sur son identité.

Ce qui nous est demandé ici, et pour demain, c’est de ne pas céder sur notre identité.

Gilles Bernheim Grand Rabbin de France

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Lettre ouverte à Monsieur le Grand Rabbin de France envoyée par les organisations féminines de la communauté

Lettre ouverte de : Coopération Féminine – Bnai Brith – Wizo – ICJW (Conseil international des Femmes Juives )
Fondation France Israël – Noa, Oser le Dire – Comité féminin de l’ORT – Yad Vashem – Le
Jardin des Roos, et Mesdames Norma Anav – Janine Elkouby – Nelly Las – Perla Relkin. *** Publication originale : Terre d’Israël *** Titre original : “Lettre ouverte à Monsieur le Grand Rabbin de France envoyée par les organisations féminines de la communauté” *** Langue de l’article d’origine : Français *** Date de rédaction de l’article d’origine : 3 janvier 2012 *** Date de publication de l’article d’origine :  11 janvier 2012 *** Relais : Planète J *** Traducteur : Aucun *** Version : Complète et non éditée *** Adaptation : Aucune *** Date de publication de l’article modifié : Aucune *** Sources : Terre d’Israël

Paris, le 3 janvier 2012

Lettre ouverte à Monsieur le Grand Rabbin de France

Monsieur le Grand Rabbin,

Votre intervention lors du forum du CRIF a marqué nos esprits à plusieurs titres.

Vous avez énoncé l’essentiel des combats, des problèmes et des défis qui se posent de nos jours à l’ensemble de la société juive française.
Parce que vous avez su écouter, parce que vous avez su voir, vos propos expriment une parole que nous attendions depuis longtemps, celle d’un homme de notre temps et celle d’un rabbin guidé par la tradition.

Chaque individu, chaque groupe, chaque institution appartenant à la sphère privée ou agissant au sein de l’espace public peut trouver dans les mots que vous employez ainsi que dans la manière de vous exprimer sur les différents aspects de notre paysage social, culturel ou religieux, le souci que vous avez lorsque vous constatez combien parfois le judaïsme et les règles qui le composent peinent dans leur capacité à guider .

Au nom des femmes que nous représentons, la lettre que nous vous adressons est une réponse au chapitre qui nous est consacré.
Vous revenez avec insistance sur le respect que méritent les femmes , signifiant par là combien leur situation est lacunaire.

Reconnaître les difficultés que certaines d’entre nous doivent parfois affronter dans leur désir d’exprimer leur foi et celui de pratiquer leur judaïsme de façon éclairée, dénoncer les humiliations et condamner le sexisme comme vous le faites, représentent pour nous la reconnaissance de notre droit à la dignité ainsi qu’une main tendue dans les combats que nous menons depuis de nombreuses années pour ne laisser aucune d’entre elles sur les bas côtés.
Vous répondez à une attente et vous éveillez en nous un grand espoir :

Nous voyons dans vos déclarations un tournant dans les responsabilités que nous voulons partager avec les hommes et nous apercevons une voie , celle d’une meilleure compréhension des autorités rabbiniques qui ouvrirait des issues satisfaisantes aux atteintes à la dignité des femmes et à la prise en compte de leurs aspirations.

Pour toutes ces raisons, nous vous assurons, Monsieur le Grand Rabbin de France , de notre soutien dans votre démarche , de notre appui pour tout ce qui vous paraîtra nécessaire dans ce combat long et difficile pour que les esprits s’élèvent au nom de la juste et vraie transmission de nos valeurs juives.

VOIX DE FEMMES JUIVES EN FRANCE
Coopération Féminine – Bnai Brith – Wizo – ICJW (Conseil international des Femmes Juives )
Fondation France Israël – Noa, Oser le Dire – Comité féminin de l’ORT – Yad Vashem – Le
Jardin des Roos.
Et Mesdames : Norma Anav -Janine Elkouby – Nelly Las – Perla Relkin.
Siège : Coopération Féminine
39 rue Broca 75005 Paris
contact@cooperation-femnine.fr
tél : 01 42 17 10 90

LUTTE CONTRE LA DESINFORMATION – Israël/Palestine : quand “Un œil sur la planète” se justifie tant bien que mal

Article de : Gilles-William Goldnadel *** Publication originale : Atlantico.fr *** Titre original : “Israël/Palestine : quand “Un œil sur la planète ” se justifie tant bien que mal” *** Langue de l’article d’origine : Français *** Rédaction de l’article : 26 décembre 2011 et lundi 2 janvier 2012 *** Date de publication de l’article d’origine : Vendredi 6 janvier 2012 *** Relais : Planète J *** Traducteur : Aucun *** Version : Complète et non éditée *** Adaptation : Aucune *** Date de publication de l’article modifié : Aucune *** Sources : Atlantico.fr

Le 3 novembre dernier, Gilles-William Goldnadel dénonçait la subjectivité de l’émission de France 2 “Un œil sur la planète” dans son reportage consacré au conflit israélo-palestinien. L’avocat rend aujourd’hui publique la réponse des dirigeants de la chaîne… et persiste et signe.

J’avais annoncé que je ferai connaître la réponse qu’a faite Thierry Thuillier, es qualité de Directeur Général adjoint en charge des rédactions de France Télévision à la critique à laquelle je me suis livré de ce reportage controversé. Ci-après, en conséquence, ladite réponse agrémentée de mes commentaires…

Pour plus de clarté, avant cela, je rappelle que le point central de ma critique portait sur le fait, qu’à l’intérieur de l’émission incriminée, avait été diffusé et commenté un reportage n’émanant pas directement des journalistes de France 2 mais d’un tiers.

Ce document mettait en cause gravement l’armée israélienne en ce que, tout en montrant des images peu démonstratives, il était assorti à son appui d’un commentaire de France 2 dans lequel il était affirmé que des soldats israéliens tiraient à vue sur des agriculteurs palestiniens désarmés.

Alors que, pour seule source de ce document, il était indiqué qu’il émanait d’une « ONG internationale », renseignements pris, il avait été réalisé, avais-je écrit, par une organisation extrémiste palestinienne à l’objet délibérément propagandiste. Je considérais donc que cette dissimulation permettait d’accroître le crédit et la fiabilité d’un document accusateur invérifié.

Ci-après, en conséquence, la réponse (datée du 22 novembre 2011), puis, mon analyse.

1.

•    « Monsieur le Président,

Nous avons lu avec attention votre courrier du 24 octobre 2011 et vous répondons comme il se doit.
Nous ne souhaitons pas entretenir la polémique et acceptons la critique, mais nous jugeons vos propos excessifs.
Ainsi, vous pointez « un déséquilibre flagrant de point de vue opposant les tenants de la politique israélienne à leurs contradicteurs. »

Deux remarques, si vous le permettez :

•    - Le déséquilibre est visiblement apprécié de très diverses manières :
5% de temps de parole octroyé aux tenants de la politique israélienne dites-vous dans votre courrier, 20% nous a écrit le CRIF.
•    - Mais surtout le thème de l’émission n’était pas ʺ Israël-Palestine, quel avenir ?ʺ mais ʺ Un Etat palestinien est-il encore possible ? ʺ. Il n’est donc pas étonnant, que, de fait, la très grande majorité des intervenants soient palestiniens.

Pour mémoire, je vous rappelle que dans un précédent numéro d’un Œil sur la planète consacré à Israël et diffusé en février 2004, l’ensemble (100%) des intervenants étaient des citoyens israéliens. »

Mes commentaires :

Ma critique principale était loin de porter sur l’aspect déséquilibré de l’émission, mais puisque Thierry Thuillier y revient, j’observe :
•              La différence d’évaluation entre le CRIF et nous mêmes porte sur le fait que nous n’avons comptabilisé dans les 5% que les points de vue « pro israéliens », ne comptabilisant pas les israéliens hyper-critiques ou antisionistes. Mais j’accepte la remarque de France Télévision sur ce point. Pour autant 20%, ce n’est pas beaucoup…
•              En ce qui concerne le fait que la thématique « Un état palestinien est-il encore possible ? » serait réservée aux seuls commentaires des arabes palestiniens, qu’il me soit permis d’en être étonné compte tenu des enjeux politiques et sécuritaires pour la partie israélienne.
•              Enfin, Thierry Thuillier croit devoir rappeler un précédent numéro d’un «Œil sur la planète » consacré à Israël diffusé en 2004.

Là encore, parmi les 100% des israéliens consultés, la majorité était constituée par la minorité hyper-critique précitée.

Mais surtout, puisque Thierry Thuillier croit devoir revenir sur cette émission de 2004, il m’invite, en conséquence, à en rappeler le caractère littéralement calamiteux qui avait obligé, déjà, France Télévision à présenter ses excuses, en suite d’une désinformation commise au détriment de la partie israélienne.

Je rappellerai qu’en substance, les réalisateurs de « Un Œil sur la Planète » avaient prétendu que trois enfants palestiniens avaient été tués au check-point de Kalandia par des soldats israéliens, pour avoir seulement secoué une clôture…

Cette information présentait malheureusement l’inconvénient d’être dénuée de toute réalité.

C’est dans ces conditions que PRIMO EUROPE, association apolitique non confessionnelle qui lutte contre la désinformation dans les médias s’était adressée à Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2, et avait ensuite interpellé le C.S.A.
Le 23 juin 2004, son président, Dominique Baudis, écrivait en substance au responsable de l’association PRIMO : « En tout état de cause, si les auteurs du reportage ont pris conscience d’avoir laissé diffuser une affirmation prêtant à contestation, les modalités permettant de la corriger après coup ne sont guère faciles à trouver. Vous mentionnez que Monsieur Thuillier a admis son erreur au cours de l’émission « L’hebdo du médiateur », ce qui va bien dans le sens de la correction souhaitée.

Cette démarche, de même que les conditions toujours difficiles de réalisation de tels reportages et leur qualité d’ensemble, conduisent le Conseil à estimer qu’il n’y a pas eu intentionnalité de tromper le public.

A toutes fins utiles, je transmets au Directeur Général de France 2 copie de votre courrier ainsi que de la présente réponse, en lui rappelant de veiller à respecter l’esprit de recommandation du C.S.A. qui enjoint au diffuseur d’être très attentif dans leur traitement de l’information sur de tels sujets. »

Il résulte, en conséquence de ce qui précède, que déjà lors de l’émission de 2004 consacrée à une thématique voisine, et que Monsieur Thuillier son réalisateur, croit étrangement devoir mettre en exergue, un grave manquement à une information responsable avait été commis. Le C.S.A., tout en se montant clément, avait attiré l’attention des réalisateurs.

On pouvait espérer que la leçon serait retenue et que les mêmes réalisateurs feraient montre de davantage de circonspection. Peine perdue ! Même cause pro palestinienne, même effet anti israélien…

•    « Vous vous interrogez par ailleurs sur la diffusion d’images appartenant à l’ONG ʺInternational Solidarity Movementʺ que vous qualifiez ʺd’organisation extrémiste palestinienne à l’objet délibérément propagandisteʺ.

Nous n’avons pas cherché à dissimuler l’origine des images puisque nous avons signalé aux téléspectateurs d’où vient le document (incrustations à l’antenne).

Mais nous voudrions plus généralement vous interpeler, Monsieur le Président, sur le fait élémentaire que ce n’est pas parce que les télévisions du monde entier sont amenées à diffuser des images de propagandes (camps d’entrainement d’Al Qaïda, Ben Laden, ETA, etc.) qu’elles soutiennent ces causes.

Si nous avons diffusé ces images, c’est parce qu’elles contiennent des informations.

L’auteur du reportage déclare à l’appui de cette séquence que les soldats israéliens peuvent (1) tirer à vue sur les paysans palestiniens qui pénètrent à l’intérieur d’une zone ʺtamponʺ de 300 mètres de large, en lisière de frontière.

Cette affirmation n’a rien de ʺpéremptoireʺ, c’est un fait établi, reconnu par plusieurs rapports.

Quant à l’ONG en question, elle regroupe des pacifistes palestiniens et internationaux. L’ONG ISM est basée à Ramallah pour des raisons d’efficacité ;

Ce positionnement géographique altèrerait-il la véracité des faits énoncés ?

Nous ne croyons pas.

Dernier élément, d’autres associations, israéliennes celles-ci, fournissent des comptes rendus détaillés des incidents survenus dans les territoires palestiniens. Nous tenons leurs coordonnées à votre disposition. »

Mes commentaires :

1°) Ainsi, ma description de l’Association palestinienne serait subjective et, en réalité, il s’agirait d’une organisation internationale composée de pacifistes…

J’invite donc toutes les personnes de bonne volonté et de bonne foi à visiter le site de « L’international Solidarity Movement » : dès sa page d’accueil, l’ISM se présente de la manière suivante « International Solidarity Movement est une organisation non gouvernementale palestinienne militant pour la fin de l’occupation sioniste en Palestine ». Cette ambigüité se retrouve dans la plupart des textes figurant sur le site. Israël n’étant le plus souvent désigné que sous l’expression « L’Etat sioniste » ou encore « L’ennemi sioniste ».

Dans un article du 18 juillet 2011 intitulé : « Etat juif signifie racisme juif, fascisme juif et même nazisme juif », l’ISM dénie tous droits aux Juifs de constituer un Etat.

L’ISM soutient également la campagne BDS de boycott des produits israéliens. Les militants de l’ISM affirment tout à la fois organiser des actions non violentes mais légitiment dans le même temps la violence par les armes : « Nous reconnaissons aux palestiniens le droit de résister à la violence israélienne et à l’occupation par tous moyens armés légitimes. Cependant, nous pensons que le non violence peut-être une arme puissante pour combattre l’oppression et nous nous sommes engagés sur des principes de résistance non violente. » (charte de l’ISM).

L’échange du « criminel Guilad Shalit » contre « 1027 combattants » est présenté comme « une victoire de la résistance » (12 octobre 2011).

Un autre article daté du 15 octobre 2011, reprenant une déclaration du chef du Hamas Khaled Meschaal, qualifie « la libération des prisonniers » de « fruit de la lutte armée ».

13 octobre 2011, le site ISM a traduit et publié un communiqué des brigades Ezedine Al Qassam (branche armée du Hamas) intitulé « Shalit ne sera pas le dernier » et appelant à de futurs kidnapping de soldats israéliens.

L’ISM est également partenaire de la campagne pour la libération du terroriste pro palestinien Georges Ibrahim Abdallah qui purge une peine de prison à perpétuité en France.

Le terrorisme palestinien est minimisé voire nié, toujours présenté sous le vocable « lutte armée » : « la réponse palestinienne depuis des années s’est traduite par quelques tentatives de lutte armée (ce qui est leur droit) mais fut principalement des protestations pacifiques, des manifestations et des appels devant les tribunaux israéliens. »

L’ISM soutient les derniers attentats sanglants qui ont visé des israéliens : le 19 août 2011, au lendemain de l’attaque sanglante de deux autobus et d’une voiture sur une route d’Eilat ayant fait 8 morts dont 5 civils israéliens, l’ISM a publié deux articles intitulés :

-          « Un commando de fedayin frappe l’ennemi sur son flanc sud-est : le cauchemar des sionistes se précise »

-          « Les Palestiniens et leurs frères arabes des pays alentours s’organisent et entament la guerre de libération pour récupérer la terre usurpée et le droit à la souveraineté nationale ».

L’ISM reprend les analyses du Hamas contre l’Autorité palestinienne :

Le 15 août 2011, l’ISM publie un article du journaliste palestinien Khaled Amayre intitulé « les gesticulations oiseuses de l’Autorité palestinienne » qui condamne la politique de Mahmoud Abbas.

Le 21 janvier 2009, l’ISM avait publié un communiqué pour saluer la libération de Khaled Amayre, détenu par l’autorité palestinienne en raison de ses liens avec le Hamas. Dans ce communiqué, l’ISM se félicitait que : « la collaboration de l’Autorité Palestinienne avec l’ennemi sioniste et ses rafles parmi les partisans du Hamas, a été arrêtée par les milices d’Abbas ».

D’une manière générale, la consultation du site de l’ISM permet de constater sa totale identité de vues avec le Hamas et l’on peut affirmer sans craindre de se tromper que l’ONG constitue l’un des relais d’opinion de l’organisation islamiste, considérée comme une organisation terroriste par l’Union Européenne.

L’ISM affiche clairement ses méthodes : l’instrumentalisation des médias :

Le document vidéo remis à France 2 s’inscrit sans ambigüité dans la stratégie de promotions des thèses extrémistes de l’ONG et de diabolisation d’Israël.

Le point 2 des « missions » que se fixe l’ISM indique clairement :

« Mettre la pression sur les médias pour qu’ils se focalisent sur l’illégalité et la brutalité de l’Occupation, et ainsi changer l’opinion publique pour qu’elle demande à Israël de respecter la loi internationale, et que l’Amérique cesse de financer Israël avec ses milliards de dollars chaque année. »

En conséquence de ce qui précède, qui dit la vérité, qui raconte des histoires ? Celui qui a présenté cette association comme « une organisation extrémiste palestinienne à l’objet délibérément propagandiste » ou un journaliste du service public qui prétend être sérieux et qui la présente, de manière consternante, comme « une ONG qui regroupe des pacifistes palestiniens internationaux, basée à Ramallah pour des raisons d’efficacité ».

Sur le fond, à la lecture des explications de Monsieur Thuillier, il est à remarquer deux éléments fondamentaux :

-          France 2 ne prétend toujours pas avoir vérifié le document incriminé.

-          Aujourd’hui, dans un mouvement implicite de retraite, France 2 n’affirme plus que ce document établissait que des israéliens tiraient à vue sur des palestiniens désarmés, mais qu’ils « pouvaient le faire », ce qui rappelle, si le sujet prêtait à rire, le célèbre sketch de Pierre Dac… Or, après réécoute du script complet de la séquence litigieuse avec descriptif des images, et contrairement à ce que dit Th. Thuillier, le commentaire ne fait pas qu’affirmer que « l’armée israélienne peut tirer » à trois reprises, en effet, il est indiqué dans le commentaire péremptoire des journalistes de France 2 : « l’armée israélienne qui tire à vue sur quiconque y pénètre »

-          « L’armée israélienne peut alors tirer à vue », « Malgré les annonces, l’armée ouvre le feu »,

-          Sans oublier la dernière réflexion du militant de l’ISM : « pourquoi vous nous tirez dessus ? ».

Je maintiens, de plus fort, encore, mes accusations : en dissimulant l’identité et surtout la nature d’une association engagée (ce qui est bien son droit) en maintenant, contre toute évidence, cette attitude aujourd’hui encore, France 2 et Thierry Thuillier ont donné délibérément du crédit à un document vidéo qui leur a été remis et qui s’inscrit pourtant sans ambigüité dans la stratégie de promotion des thèses extrémistes de l’ONG et de la diabolisation d’Israël.

En guise de triste conclusion provisoire, je suis conduit à observer qu’il existe une sorte de technique de défense des journalistes de France 2, lorsque leurs affirmations trop rapides, soit par facilité, soit par inclinaison idéologique sommaire, par empathie à l’emporte-pièce, les conduisent à accuser sommairement et sans preuves toujours le même protagoniste : l’esquive par la généralisation. Ainsi, lors du reportage de 2004, Thierry Thuillier et ses amis avaient plaidé auprès du C.S.A. que certes, trois enfants palestiniens n’étaient pas morts comme affirmé lors du reportage, mais que cela était déjà arrivé…

Ainsi, encore, il est intéressant d’analyser l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 21 mai 2008 qui a sévèrement débouté Charles Enderlin (qui a également participé à l’émission incriminée) de sa réclamation à l’encontre de Karsenty à propos de l’affaire du « petit Mohamed ». Parmi les reproches des juges, d’une sévérité exceptionnelle, on trouve celui d’avoir tenté de justifier abusivement et a postériori son affirmation péremptoire de ce que les tirs meurtriers provenaient de la partie israélienne, ce que Arlette Chabot, directrice de France 2 a reconnu depuis comme rien moins qu’établi : « en répondant…dans le Figaro du 27 janvier 2005 que l’ ʺimage correspondait à la réalité de la situation non seulement à Gaza mais aussi en Cisjordanie,ʺ alors que la définition d’un reportage s’entend comme le témoignage de ce que le journaliste a vu et entendu, Charles Enderlin a reconnu que le film qui a fait le tour du monde en entraînant des violences sans précédent dans toute la région ne correspondait peut être pas au commentaire qu’il avait donné »

Mais, là encore, et ainsi que le constatait avec résignation le président du C.S.A., le mal était fait… Dois-je rappeler que le journaliste Daniel Pearl a été égorgé au pied de la photo du petit Mohamed ?

Je pose en conséquence une dernière question, existerait-t-il une sorte de spécificité du service public de l’information nationale (qui ne concerne pas que le Proche-Orient), qui ferait que, non content de ne pas méditer les erreurs du passé, il se sentirait en droit, sinon en devoir, de les réitérer sans fin quitte, au passage, à caricaturer ceux qui, décidément, n’arrivent à accepter ni l’esprit de système, ni l’esprit de caste ?

Gilles-William Goldnadel.

RELIGION – Où est Dieu ? (Reflexion personnelle)

Article de : Eliahou *** Publication originale : Planète J *** Titre original : “MISOGYNIE : Les ‘haretollahs veulent exclure les femmes de la vie publique” *** Langue de l’article d’origine : Français *** Rédaction de l’article : 26 décembre 2011 et lundi 2 janvier 2012 *** Date de publication de l’article d’origine : Lundi 2 janvier 2012 *** Relais : Aucun *** Traducteur : Aucun *** Version : Complète et non éditée *** Adaptation : Aucune *** Date de publication de l’article modifié : Aucune *** Sources : Reflexion personnelle

Beaucoup de Croyants parlent à Dieu en regardant vers le ciel. Comme s’il s’y trouvait. Et ils ont raison : il s’y trouve indéniablement, mais il est aussi partout ailleurs : atour de nous, en nous, en tout ce qui nous entoure, depuis la pierre jusqu’aux étoiles, depuis la bactérie jusqu’à l’univers. On dit qu’Il sait tout, qu’Il connaît les pensées de tous, qu’Il voit tout… Comment est-ce possible ? Comment a-t-Il pu savoir, voir et laisser faire la Shoah ? Comment a-t-Il pu laisser la moitié de Son peuple être assassiné sans retenir le bras monstrueux des génocidaires nazis ? Aux yeux de certains, c’est là la preuve ultime qu’Il n’existe pas. Beaucoup de Croyants ont souvent du mal à répondre à cette question.

Les Athées se posent et posent aussi souvent cette question qu’ils pensent être l’écueil des Croyants : “Si Dieu a créé l’univers, qui l’a créé Lui ?”

C’est vrai que la réponse est difficile à fournir, et même impossible, ou plus précisément, d’être comprise. La seule réponse possible est qu’Il soit à l’origine de tout, qu’Il est celui qui a tout créé, y compris le temps et qu’Il est éternel. Cette réponse n’est ni compréhensible ni convaincante pour les Athées, mais également pour les Croyants, car nous ne pouvons comprendre au-delà de nos propres limites et tout ce qui nous entoure, tout ce qui nous compose, tout ce que l’on voit a inévitablement un début, un milieu et une fin. Tout est forcément créé ou généré par quelqu’un ou quelque chose, rien ne saurait être de tout temps sans avoir été créé ou généré au début, c’est inconcevable, nous n’avons aucun exemple de quelque chose répondant à cette description et que nous puissions voir ou identifier. Il nous est donc impossible de le concevoir ou même d’en envisager la possibilité et encore moins la probabilité.

Mais la réponse à la question posée par les Athées est tout aussi impossible à fournir par les Athées eux-mêmes que par les Croyants. Si l’on demande aux Athées “Qu’est-ce qui est à l’origine de l’univers ?”, ils répondront aussi sec “le Big bang”, mais qu’est-ce que le Big bang ? Une concentration d’énergie, de particules et de gaz qui a explosé, générant le cosmos, les galaxies, les planètes,et enfin, la vie… Mais cette énergie, ces particules, ce gaz, qu’est-ce qui les a généré ? Et là, les Athées se retrouvent eux aussi dans l’incapacité de répondre.

En réalité, nous parlons bien de la même chose : les religieux disent que Dieu est à l’origine de tout (les Athées L’appellent “la nature”,  les animistes “les Esprits”…).

Dieu est à l’origine de tout… dans une dimension temporelle, c’est d’abord ainsi que nous comprenons tous cette phrase, et ce n’est peut-être pas faux, mais il est probable que ce ne soit pas l’unique façon de comprendre cette phrase. Il est aussi certainement à l’origine physique de tout : au cœur du noyau du noyau du noyau du noyau du noyau… de tout ce qui constitue tout ce que l’on voit et même de tout ce que l’on ne voit pas.

L’univers est constitué d’atomes, eux-mêmes sont constitués d’électrons, de protons et de neutrons, qui sont ce qu’on appelle des “particules élémentaires universelles”. A l’intérieur de ces électrons, protons et neutrons, il y a encore d’autres particules élémentaires, que l’on appelle “fermions” (les quarks) et “leptons”. Au cœur de ces particules, il y a d’autres particules élémentaires. Les leptons, par exemple, sont eux-mêmes constitués d’électrons, de muons, de tauons, de neutrinos,… etc, etc… Pour le moment, la science ne permet pas d’aller plus loin au cœur du cœur du cœur des éléments, mais nous découvrirons sans doute d’autres noyaux. Et si ces noyaux ou ce qu’ils contiennent étaient Dieu ?

De mon point de vue, Dieu est la masse de tous les noyaux constituant tout, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Il est partout, Il est tout autour de nous, Il est en nous, Il compose tout et est la base de tout.

Il est donc à la fois plusieurs (tous les noyaux qui composent chaque particule qui composent chaque chose) et unique (la masse, l’ensemble de tous ces noyaux) c’est ce qui explique pourquoi on l’appelle dans la Torah “Elohim” (qui est un pluriel en hébreu) ou “Adonai” (qui est aussi un pluriel), qu’il parle parfois, dansla Torah, à la 1ère personne du singulier et parfois à la 1ère personne du pluriel (“Nous…”) et qu’on dit qu’Il est Un (Shema Israel Adonaï Elohenou, Adonaï e’had”)

Ne pas croire en Dieu est un non sens parce qu’Il est tout ce qui nous compose et compose l’univers. On Le voit depuis le début, sans Le voir réellement. Il est sous nos yeux,  où que l’on regarde, et Il est aussi en nos yeux et nos yeux eux-mêmes. C’est ce pourquoi on dit que Dieu est à l’origine de tout, Il ne l’est pas seulement au niveau temporel, Il l’est aussi biologiquement. Il est l’essence de tout.  C’est aussi pour cela que l’on dit « Qui sauve une vie sauve l’univers », parce que tout est constitué de cette même base qui constitue chaque élément de l’univers.

Ainsi, s’Il le désirait, tout pourrait disparaître de lui-même, Il pourrait tout anéantir de l’intérieur de tout, Il peut donc tout détruire comme Il l’a fait pour les mondes précédents puisque c’est de Lui que tout est composé. Il peut commander tout ce qui existe dans l’univers (invasion de sauterelles -plaies  d’Egypte- ), Il peut faire s’ouvrir la terre, s’ouvrir la mer, Il peut se trouver dans le buisson ardent et même être en partie ce buisson (Moshe/Moïse), puisqu’Il les compose. Il est à la base de tout. Rien ne lui est donc impossible.

Il peut forcer l’état d’esprit, l’humeur des personnes (Il a durcit le coeur de Pharaon) ou leur laisser l’entier libre arbitre, leur suggérant une chose et son contraire. En ce sens, il est plus que probable que le retour des Juifs sur leur terre,  ce qu’on appelle le “sionisme moderne”, l’évènement dont Herzl était le facteur, n’est rien d’autre que l’expression de la volonté divine, ce qu’on appelle le mashia’h Ben Yossef (Deuxième révolution universelle -la 1è est la création du monde- )

La 3è sera l’arrivée du Mashia’h Ben David. Ces deux dernières révolutions constituent le processus de la geoula.

Dieu agit comme un inventeur qui vérifie que sa création fonctionne bien sans son aide afin de lui permettre de devenir totalement autonome ensuite. C’est ce qu’on appelle “le libre arbitre”. Il laisse sa chance à sa création d’exister par elle-même et de rendre le monde parfait. Il laisse Sa création aller vers le mieux comme vers le pire sans intervenir, afin que Sa création ait une chance de créer elle-même son monde futur parfait, son ‘Olam haba. Si elle n’y parvient pas, Dieu interviendra de Lui-même une fois le délais expiré et instaurera Son ‘Olam haba, un monde parfait, son gan ‘Eden, que l’être humain, pour lui-même, n’aura jamais été capable de créer lui-même.

Nous sommes là pour créer le ‘Olam haba, le monde parfait, le gan ‘Eden de l’humanité. Nous sommes là pour le réussir. Chacun voit la perfection de son point de vue :

Les Anarchistes voient cette perfection comme une société collectiviste ou individualiste (selon le courant du mouvement) qui bénéficie d’une totale liberté en tout, sans restriction débarrassée de tout Dieu et de toute hiérarchie établie. Cette société doit englober l’humanité toute entière car les Anarchistes prônent la suppression de toutes les frontières.

Les Gauchistes la voient comme une société égalitaire, solidaire et collectiviste. Les Anarchistes et les Gauchistes prônent un système qui est censé englober l’ensemble de l’humanité (suppression ou ouverture des frontières et internationalisation de la lutte). Eux aussi prônent un système devant être mondial, car eux aussi prônent l’Internationale, l’ouverture des frontières.

Les Droitistes la voient comme une aventure individualiste qui est assurée par l’économie de marché, qu’ils pensent être logiquement stable et qu’en cas de problème, celle-ci s’auto-régulera, et que par ce système, le monde sera parfait car chacun sera autonome, le marché étant censé englober l’ensemble de l’humanité, c’est aussi en ce sens que les capitalistes méprisent ceux qui ne sont pas autonomes (ceux qui bénéficient des aides de l’Etat, qu’ils appellent « assistés ») et veulent les forcer à le devenir le plus vite possible, quels que soient les moyens utilisés pour les y contraindre (les personnes n’étant pas autonomes étant, à leurs yeux, responsables du ralentissement du marché alors que celui-ci est supposé  mener chacun à cette autonomie qui constitue le monde parfait selon eux. Le système prôné par les Droitistes est aussi un système englobant la totalité de l’humanité, celui-ci débouchant sur la mondialisation et, donc, ouverture des frontières. Pas pour les humains, certes, mais plutôt pour les marchandises, les marchés…. Mais pour les Droitistes, c’est en passant par l’économie de marché que sera atteinte l’autonomie de chacun qui constituera et assurera la liberté de tous.

Les Religieux veulent que l’humanité reconnaisse Dieu et cesse de le combattre, espérant flatter celui-ci et ainsi accélérer le processus. Les intégristes religieux ont le même objectif mais considèrent que la fin justifie les moyens, et pensent obtenir des résultats plus vite par la violence et par la terreur, par le châtiment de ceux qui désobéissent ce qu’ils pensent que Dieu veut pour l’humanité, ce qui génère l’effet opposé dans les sphères pacifistes puisque ce n’est pas par la violence et la terreur que l’on atteindra l’autonomie mais au contraire, tant qu’elles existeront, cela prouve qu’on en est loin.

L’objectif des Religieux, y compris des intégristes religieux, englobe, lui aussi, aussi l’ensemble de l’humanité.

Tous, en tous cas, ont en tête ce combat auquel l’ensemble de l’humanité est impliqué pour l’avènement d’un nouveau monde libre et autonome, intelligent et juste, mais selon des critères et des définitions, des objectifs et une perception des choses très différente d’un groupe à l’autre.

Dieu est partout : dans le ciel, dans la terre, dans la pierre, dans l’arbre, dans chaque élément qui compose le monde, mais Il n’est pas cet élément. Il le compose.

MISOGYNIE : Des ‘haretollahs veulent exclure les femmes de la vie publique

Article de : Eliahou *** Publication originale : Planète J *** Titre original : “MISOGYNIE : Les ‘haretollahs veulent exclure les femmes de la vie publique” *** Langue de l’article d’origine : Français *** Date de publication de l’article d’origine : Mercredi 28 décembre 2011 *** Relais : Aucun *** Traducteur : Aucun *** Version : Complète et non éditée *** Adaptation : Aucune *** Date de publication de l’article modifié : Aucune *** Sources : Guysen, JSS News et Terre d’Israël

Alors qu’Israël est menacé par les islamistes qui prennent le pouvoir à la suite des révolutions arabes, l’Iran nucléaire, une guerre proche d’éclater sur différents fronts dont Israël est la cible, l’intégration d’organisations terroristes que sont le ‘Hamas et le Jihad islamique au sein d’une autre organisation terroriste que seuls les naïfs, les imbéciles ou les malveillants considèrent comme modérée, l’OLP, un petit groupe de ‘haretollahs (contraction de ‘haredim et d’ayatollahs) de Beit Shemesh, non représentatifs, fort heureusement, du judaïsme ou des religieux  juifs, défraient la chronique en Israël. Ils insultent les femmes et les petites filles, leur crache dessus, pour une question de non respect d’une tenue vestimentaire à l’islamiste, exigent, pour certains, des bus non-mixtes et pour d’autres que les femmes s’assoient à l’arrière du bus, etc…

Qui sont ces cinglés ?

C’est une secte ultra-orthodoxe répondant au nom de Toldot A’haron. Cette secte est contre l’État d’Israël qu’elle considère comme une aberration, une insulte à la libération et au retour promis des Juifs à l’époque messianique. Elle ne reconnaît pas l’autorité de l’État d’Israël et affronte fréquemment la police israélienne, l’armée israélienne et d’ailleurs l’ensemble de la société israélienne. Cette secte est basée à Londres, New York, Mea Shearim et Beit Shemesh, justement, et a pour dirigeant un rabbin dénommé David Kohn. La secte est, elle même, le fruit d’une scission d’autre secte : Shomer Emunim (ces intégristes ont une culture hébraïque désastreuse, ils ne savent par exemple pas que le pluriel de la emuna (l’âme), c’est “emunot” et non “emunim, pourtant ils pense pouvoir donner des leçons à tout le peuple d’Israël, y compris aux autres ‘haredim !! Enfin, bref… Passons…). Les Toldot A’haron sont donc une partie des Shomrei Emunim qui a créé sa propre branche. Ils sont peu nombreux, mais les cons ont cette caractéristique d’être très bruyants, ce qui fait qu’on les entends, hélas, beaucoup.

Ce n’est, hélas, pas la première fois que le courant ‘haredi compte en son sein de parfaits crétins, toujours minoritaires, mais très dangereux pour notre État, ses citoyens et notre peuple. Il est déjà arrivé que des petits groupes de décérébrés jettent des pierres sur les voitures roulant le shabbat et traversant par mégarde Mea She’arim (le quartier le plus noir (1) de Jérusalem), chassent les femmes qui ne sont pas habillées tsniout à grands renfort de fruits, lapident la police israélienne lors de manifestation comme le font les Arabes en territoire sous contrôle palestinien.

Les sh’horim font encore parler d’eux aujourd’hui en ayant, en leur sein, un petit groupe d’intégristes mabouls œuvrant concrètement contre l’autre moitié de l’humanité, qui est également l’autre moitié de l’homme (la personne de sexe masculin) qui ne formait, selon la Torah, qu’un avec elle, à l’origine.

Les membres du gouvernement israélien, les députés de la knesset, religieux comme laïcs, les rabbins, tous ont fermement condamné ces agissements et se sont opposés à cette discrimination ouvertement sexiste. Le parti Kadima a même fait un projet de loi punissant de cinq ans d’emprisonnement quiconque exclue (ou tente d’exclure) les femmes de la sphère publique, Netanyahou a déclaré “Nous sommes actuellement les témoins d’une situation inacceptable de ségrégation à l’égard des femmes dans le domaine public. Ce phénomène est opposé à l’esprit de la Torah et du judaïsme”. Shim’on Peres, de son côté, a commenté “Aucun homme ne peut s’arroger le droit d’imposer à une femme de s’asseoir à tel ou tel endroit. Un débat s’est ouvert, il y a quelques jours, sur l’exclusion des femmes de la vie publique. Il s’agit d’un phénomène marginal qui n’a aucune incidence sur la population israélienne, ni même sur la population ultra-orthodoxe. En Israël, il n’est pas possible d’écarter qui que ce soit, et certainement pas la moitié de la population.”

Des milliers d’Israéliens en colère ont manifesté contre l’exclusion des femmes de la vie publique et les violences misogynes de ce groupe de ‘haretollahs.

(Sur la pancarte, il est écrit “Iran ze kan” (“L’Iran, c’est ici”)

Le mot ‘haredim signifie en hébreu “ceux qui ont peur” (car ils ont peur de Dieu), pas “ceux qui font peur” !!!

Binyamin Netanyahou a même envisagé de diviser Beit Shemesh en une partie ‘haredit et une partie laïque (ce qui est une très mauvaise idée selon moi ! Non seulement, les villes divisées n’ont jamais abouti à quelque chose de positif dans le monde, mais en plus, c’est  la meilleure façon de ne pas prendre en compte ni prendre des mesures concrète contre les violences subies par les femmes ‘haredit. Ce serait, au contraire, les isoler davantage).

Eli Yishaï, tête du shass, a critiqué cette proposition de Netanyahou et les personnalités politiques soutenant sa proposition ”Je prie les politiciens de redescendre de l’arbre très haut sur lequel ils ont grimpé. Il n’y a pas lieu de séparer. Tout comme l’on ne sépare pas les religieux des orthodoxes à Petah Tikva, ‘Haïfa et Netivot, et les juifs des arabes à Lod et Yaffo (Jaffa). A Beit Shemesh il y a un groupuscule extrémiste. Il n’y a lieu ni de généraliser ni d’inciter à la haine contre la population orthodoxe dans son intégralité, qui elle-même condamne ces extrémistes”,

Le site JSS News publiait hier un article rédigé par la députée Gila Gamliel. L’article était très justement titré “Israël a besoin d’une révolution des sexes !” et il concluait que le sexisme n’existe pas que chez les ‘haredim, il existe aussi dans la sphère laïque, rappelant que seules 23 femmes sur 120 membres de la Knesset étaient des femmes et que seules six municipalités israéliennes étaient dirigées par des femmes. Certes, la société a des progrès à faire sur l’égalité, et elle a déjà commencé à s’y atteler et a d’ailleurs, et depuis longtemps, une certaine avance sur les autres pays du globe. Doit-on rappeler que Golda Meir était première ministre quand en France on ne comptait encore que des hommes dans le gouvernement et qu’aux États-Unis, la meilleure chance qu’avait une femme en politique était d’être la 1è dame du pays, autrement dit l’épouse de Monsieur machin, Président des USA, qu’en Angleterre, la reine ne devait sa couronne qu’au hasard de l’hérédité ? Doit-on rappeler que les femmes en Israël ont commencé à voter avant que ce ne soit le cas en France  et dans d’autres pays occidentaux ? Doit-on rappeler  que les femmes, en Israël, ont été les premières au monde à intégrer le corps de l’armée, dont 92% des postes leur sont accessibles, elles peuvent être combattantes dans les différentes unités, et notamment “dans le Corps d’Artillerie, de Collecte de Renseignements sur le Terrain, dans le Commandement du Front Intérieur en charge de la protection des civils, et dans plusieurs brigades d’infanterie” nous révèle le blog de Tsahal.

Israël s’attèle donc à lutter contre les inégalités de sa société, même s’il est déjà bien en avance sur la question, par rapport aux autres pays du monde. Mais ça ne lui suffit pas. Israël veut toujours s’améliorer, toujours être meilleur qu’il ne l’a été, et c’est tout à son honneur.

Aujourd’hui, cependant, il est inadmissible, dans une démocratie comme l’est Israël, qu’une poignée d’enragés veulent transformer ce pays en régime islamique d’Iran !

איזה בושע. בושע נגד היהדות, בושע נגד היהודים, בושע נגד אדוני, ונגד הדתיות. זה חילול השם. צכריכים לאגיד להם. הם לא עושים מיצווה
. אוליה. חם לא עושים תורה. הם עושים עברה גדולה.

ארצינו, זאת לא אירן, וזאת לא יכל להיות אירן. ים החרדים קיצונים לא מאשרם כאן, בארץ, הם צריכים לזוז וליחיות בטוניזיה, במצרים, באירן ובימן. לא אצלנו. אין מקום לאנשים כזה אצלנו, אין מקום לסינה נגד אישות אצלנו. ה “חרדים” האלא, אין מקום להם בארץ ישראל. אסור.

Quelle honte ! Honte contre la judéité, honte contre les Juifs, honte contre Dieu, honte contre la religion.

C’est un ‘hiloul hashem ! Nous devons le leur dire !

Ils ne font pas une mitsva, oualyeh ! Ils ne suivent pas la Torah ! Ils font une grande ‘avera !

Notre terre n’est pas l’Iran et ne pourra jamais être l’Iran. Si ces ‘haredim extrémistes ne sont pas heureux ici, sur notre terre, ils doivent dégager et vivre en Tunisie, en Egypte, en Iran ou au Yemen. Pas chez nous. Il n’y a pas de place pour des gens comme ça, chez nous. Il n’y a pas de place pour la haine contre les femmes, chez nous. Ces » ‘haredim » n’ont pas de place sur la terre d’Israël. Assour !

Les femmes à l’arrière dans les bus ? Interdites de vie publique ?

Houlà, ça rappelle la situation des Noirs sous apartheid en Afrique du Sud, des Juifs parqués dans les ghettos et à qui il était interdit de plus en plus de professions, c’est une honte, ces petits fascistes totalitaires qui se prétendent ‘haredim, ces ‘haretollahs doivent se retrouver en taule, s’ils veulent rester en Israël, sinon, qu’ils s’installent parmi les intégristes du régime iranien, chez les Frères musulmans d’Egypte, au sein du parti Ena’hda en Tunisie. Ils n’ont pas leur place chez nous !

Ils sont une honte pour l’Histoire humaine en général et pour l’Histoire juive en particulier. Ils se comportent exactement comme ceux qui ont agi et agissent contre nous ! Ils sont une tâche sur l’honneur de notre pays et de notre peuple !

Honte sur eux !

Ils n’ont rien compris à l’Histoire, ils n’ont rien compris à notre Histoire, ils n’ont rien compris à la Torah, ils n’ont rien compris à notre terre, ils n’ont rien compris à leur rôle, en tant que gardiens de la religion. Ils trahissent tout, ils salissent tout de leur imbécilité. Ils se prétendent religieux, mais ce sont des resha’im, ils sont une offense à Dieu et une insulte à nous. Je leur souhaite de faire une sincère et profonde teshouva en passant des heures, des jours, des semaines, des mois, des années au mikvé pour se purifier complètement de leur connerie d’aujourd’hui et de faire leur tikoun sincère et complet.

(1) Les “noirs”, les sh’horim, comme on dit en hébreu, sont les ‘hassidim et les ‘haredim (orthodoxes et utltra-orthodoxes). Ils sont appelés ainsi en allusion aux vêtements essentiellement noirs ou sombres qui les caractérisent et leur donne des allures de corbeaux -même s’il y a un peu de blanc qui leur donne ce look amish que je trouve personnellement pas terrible -ou bien si, mais pas dans le bon sens du terme, mais disons “franchement laid”… déjà que j’aime pas les péots qui n’ont d’ailleurs rien de juif mais sont une “barrière” pour ne pas enfreindre le commandement divin de ne pas se raser au dessus de l’os de la mâchoire… Dieu avait pourtant aussi ordonné de ne rien ajouter ou retirer à ses commandements, mais enfin, ça c’est une autre histoire, et ce n’est pas le seul point sur lequel les religieux ajoutent, pour ne pas enfreindre !  -